Caius Marcius Coriolanus (Coriolan) : ?, mort en ? av. J.C.

Titre : général romain au Vième siècle av. J.C.
Coriolan
Veturia aux pieds de Coriolan
par Gaspare Landi

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Caius Marcius appartient à la famille patricienne des Marcii, descendants d'Ancus Marcius, quatrième roi de Rome.

Il avait participé à la bataille du lac de Régille (496 av. J.C.) en accompagnant le dictateur romain Aulus Postumius Albus contre les latins d'Octavius Manilius et de Tarquin le Superbe.

On le surnomme Coriolan (Coriolanus) parce qu'il avait pris la cité Volsque de Corioles1 en 493 av. J.C. Rome lui offre comme récompense beaucoup d'argent et un grand nombre de prisonniers mais il refuse tout, à l'exception d'une couronne et d'un cheval de guerre.

Il s'était violemment opposé à la plèbe lors de la révolte du Mont Sacré (494 av. J.C.). Son opposition systématique contre le peuple l'empêche d'être élu Consul. En 263 [-491 av. J.C.], mécontent de l'échec de sa candidature pour le consulat, dans les comices des centuries, il aurait, dit-on, proposé de suspendre la vente des blés tirés des magasins de l'Etat, et d'arracher aux souffrances d'un peuple affamé l'abolition de l'institution tribunitienne (les Tribuns de la Plèbe nouvellement crées). Le Sénat refuse de le suivre dans sa proposition.

Il est accusé de trahison par les Tribuns de la Plèbe; il est exilé de Rome et part se réfugier chez le chef des Volsques, Attius Tullius. Attius lui offre le commandement de ses forces militaires malgré le fait qu'il ait saccagé quelques années plus tôt la ville de Corioles.

Coriolan revient à la tête d'une armée Volsque : mais au moment de conquérir sa patrie pour le compte de l'ennemi, sa conscience se serait émue devant les reproches de sa mère (490 av. J.C.). Coriolan cède aux prières de sa propre mère, lève le siège et se retire.

1. Coriola ou Corioli, au sud-ouest d'Albe la Longue, appartenant aux Volsques. - Nibby la place sur le Monte-Giove.

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