Tullus Hostillius : ?, mort en 641 av. J.C.

Titre : troisième roi légendaire de Rome (-672/-641 av. J.C.)
Numa Pompilius
Tullus Hostillius
Published by Guillaume Rouille(1518?-1589)

Les Sabins, en conséquence de l'accord fait entre les deux peuples pour l'élection de Numa, choisissent son successeur parmi les romains, comme ceux-ci nommeront, après Tullus, le Sabin Ancus. Romulus était fils d'un dieu, Numa l'époux d'une déesse; avec Tullus, le règne des hommes commence. Tullus, d'origine romaine, est le petit-fils d'Hostilius, héros romain de la première guerre contre les sabins. Après le sage et pacifique Numa, Tullus est considéré comme un roi guerrier.

Il institue des fêtes religieuses consacrées à Saturne, les Saturnales.

Il s'oppose à la cité d'Albe la Longue, capitale du Latium, lui déclare la guerre, la détruit (combat des Horaces romains et des Curiaces Albains, nous procurant un tableau de David) et y déporte la population à Rome sur le Mont Caelius ou Coelius; les patriciens admis dans le sénat et les riches parmi les chevaliers (Tite-Live) : "lorsque les deux armées furent en présence, les romains et les Albains décidèrent qu'au lieu d'en venir aux mains, ils expireraient leurs différents par un combat singulier. Trois champions furent choisis de part et d'autre : les trois Horaces pour Rome, les trois Curiaces pour Albe. Rome fut victorieuse. Un an plus tard, Tullus Hostillius, convaincu de la perfidie des Albains et de leur chef Mettius Fufetius, détruisit Albe et en transporta les habitants à Rome".

Rome hérite des vieilles légendes d'Albe, de sa famille des Jules d'où César sortit et de ses droits comme métropole de plusieurs cités latines. Il agrandit la ville en y incorporant le Mont Caelius.

Tullus combat également la puissante cité étrusque de Véies ainsi que celle de Fidènes, une colonie étrusque dépendante de Véies. Mais il néglige le service des dieux; leur colère attire sur Rome une maladie contagieuse qui atteint le roi lui-même. Comme Romulus, il a une fin tragique et mystérieuse. Il avait cru trouver dans les livres de Numa un moyen d'expiation et le secret de forcer Jupiter Elicius à des révélations1. Une faute commise dans ces conjurations redoutables attire sur lui la foudre, et la flamme dévore son corps et son palais. Un récit plus prosaïque le fait tuer par Ancus.

1. Les prêtres de Jupiter Elicius s'attribuaient le pouvoir de faire descendre le tonnerre, et on les en croyait capables (Pline, Hist. nat., II, 4, et XXVIII, 4).

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