Lucius Marcius Philippus

Titre : consul en 91 av. J.C.

De l'ancienne génération, Lucius Philippus (la famille de Marcius prétendait descendre du roi Ancus Marcius), petit fils de Quintus Marcius Philippus et d'Appius Claudius Pulcher, est préteur de la plèbe en 104 av. J.C. En 100 av. J.C., il combat avec d'autres hommes de l'oligarchie, Saturninus et Glaucia, les chefs du parti populaire dans leurs projets de révolution et qui s'étaient réfugiés sur le Capitole pour finalement y être tués.

Consul en 91 av. J.C., il bloque les plans de Livius Drusus, tribun de la plèbe qui affiche la ferme intention d'émanciper les italiens en leur donnant le droit de cité. Lors d'un débat au sénat, Philippus s'oppose à Drusus, il est blessé et évacué par les partisans de Drusus. Durant son mandat, il réclame ardemment l'annexion de l'Egypte. Sage et d'habile faconde, jadis tenant aux populaires, plus tard le chef du parti capitaliste ameuté contre le sénat et l'intime affidé de Marius, puis rentré assez à temps dans le camp de l'oligarchie victorieuse pour y recueillir reconnaissance et profit : il avait surnagé dans le conflit des partis.

En 88, son oncle Appius Claudius Pulcher est prêteur et défenseur de Sylla : il est exilé la même année par Marius lors des guerres civiles quant Sylla se trouve en Asie Mineure. En 86, Philippus collabore avec le gouvernement de Cinna, chef des populaires et devient censeur avec Marcus Perpena, enregistrant pour la première fois les nouveaux italiens acquérant le droit de cité romain et expulse, dit-on son oncle Appius Claudius du sénat.

Lors du retour de Sylla à Rome, Philippus le rejoint et va conquérir pour lui la Sardaigne en 82. A la mort du dictateur, il devient l'un des piliers du parti aristocratique et défend avec zèle la constitution de Sylla. Il s'oppose vigoureusement aux chefs du parti populaire, Lepidus et Sertorius et convainc le sénat de soutenir la candidature de Pompée au poste de commandant de l'armée chargée de combattre l'insurrection de Sertorius en Espagne.