Othon   

15 janvier - 16 avril 69

15 janvier 69 - 16 avril 69

Vitellius La mort d'Othon




Othon

Néron
Othon

Othon (Marcus Salvius Otho, né à Rome, le 28 avril 52), qui descendait d'une vieille famille étrusque de Ferentinum, arrivait à l'empire avec assez mauvais renom. Le peuple croyait retrouver Néron et le saluait du nom de ce prince; il laissa relever ses statues, rétablit dans leurs charges ses intendants, et affecta 50 millions de sesterces à l'achèvement de la Maison d'Or. Puisqu'il avait tué Galba, c'était une nécessité pour lui d'honorer la mémoire de celui qu'il paraissait avoir vengé. En Lusitanie, il s'était, durant dix années, conduit avec modération; et, à Rome, ses premiers actes furent louables. Il laissa bien les prétoriens choisir leurs préfets et donner à Sabinus, frère de Vespasien, la préfecture de Rome, c'est-à-dire mettre la main sur le gouvernement civil. Mais il arrêta leur ardeur de massacre et de pillage et ne leur abandonna que les trois ministres de son prédécesseur. Ils voulaient égorger Marius Celsus, consul désigné et un des partisans les plus zélés de Galba. Othon, pour le sauver, feignit une grande colère, et le fit charger de chaînes; quelques jours après, il lui donna un commandement important, et le mit au nombre de ses plus chers amis. Les soldats exigeaient la suppression des droits payés par eux aux centurions pour les congés : il les conserva, mais en les faisant paver par le fisc. Tempérament utile, dit Tacite, et conservé par les bons princes. Au sénat beaucoup avaient parlé contre lui; il parut avoir tout oublié; seulement, il accorda à la haine publique la condamnation de Tigellinus, qui mourut lâchement.

15 janvier - 16 avril 69

Vitellius

Il n'eut pas le temps d'en faire davantage, car déjà il avait un rival. Après le meurtre de Fonteius Capito, Galba avait envoyé aux légions de la basse Germanie un nouveau général que rien ne recommandait, Vitellius (Aulus Vitellius, né à Rome, le 7 ou le 24 septembre de l'an 15). Il était de très petite maison, ce qui n'empêcha pas les généalogistes de le faire descendre de Faunus, roi des Aborigènes, et d'une divinité sabine, Vitellia. On ne connaissait que son aïeul, chevalier romain de Nucérie et procurateur d'Auguste; mais son père avait été censeur, et, sous Claude, le second personnage de l'empire. Pour lui, élevé à Capri auprès de Tibère, favori de Caligula, il n'avait fait aucune guerre; et des deux grands emplois qu'il avait gérés, le proconsulat d'Afrique et l'intendance des travaux publics, il était sorti du premier avec une réputation intègre, de l'autre avec le renom d'un effronté pillard, ayant, disait-on, dérobé les offrandes dans plusieurs temples de Rome, et mis du cuivre et de l'étain à la place de l'or et de l'argent. Ces vols n'avaient pas rétabli sa fortune ruinée par la débauche, et Suétone l'accuse d'avoir empoisonné son propre fils pour hériter de lui. Ses créanciers le suivaient partout; comme Othon, il n'avait de refuge que dans l'empire. Vinius, dont il avait obtenu les bonnes grâces en favorisant au cirque la faction des bleus, le proposa au prince pour commander les remuantes légions de la basse Germanie. Ses façons populaires, sa prodigalité, l'oubli de toutes les règles du commandement, lui eurent en peu de jours gagnés les soldats. On a vu cependant que ce fut par les anciennes légions de Verginius que le mouvement commença, mais qu'elles ne firent pas d'empereur. Ce n'est pas qu'elles fussent républicaines : elles avaient montré, à la journée de Vesontio, qu'elles tenaient à conserver, à la tête du gouvernement, un chef militaire, qui, pour bien des raisons, convenait mieux à l'armée qu'une assemblée de vieux politiques. Mais elles n'avaient dans leur camp personne à qui elles pussent jeter la pourpre sur les épaules. Leur commandant, Hordeonius, était un vieillard perclus de goutte, et, en attendant qu'un candidat parût, elles refusaient l'obéissance à l'autre vieillard du Palatin (Galba) qui leur paraissait n'être que l'empereur du sénat.

15 janvier - 16 avril 69

L'usurpation de Vitellius

Le légat d'une des légions de la basse Germanie, Valens, avait tué Capito, peut-être afin de supprimer un dangereux témoin d'intrigues avortées; il se disait mal payé de ce service, et excitait Vitellius à saisir la fortune qui s'offrait à lui. Le général ruiné n'hésita plus quand il apprit qu'à Mayence les légions avaient brisé les images de Galba. "Il faut", dit-il aux soldats, "ou marcher contre vos camarades et commencer la guerre, ou choisir un autre prince". Valens répondit en le saluant empereur. Un autre légat, que Galba faisait poursuivre pour des exactions, Caecina, entraîna aisément l'armée de la haute Germanie à reconnaître cette élection. Celle de Bretagne suivit cet exemple, imité encore par la Ier Italica campée à Lyon. C'était onze légions (quatre dans la basse Germanie, trois dans la haute, autant en Bretagne et celle de Lyon. Il y avait alors trente légions, sans compter un nombre égal d'auxiliaires, formées en alae et en cohortes), plus du tiers des forces de l'empire, et les troupes les plus renommées qui se soulevaient. On laissa les soldats trop vieux (senes) et des auxiliaires dans les camps du Rhin, pour ne pas paraître abandonner la frontière aux Germains, et l'on fit de la masse des troupes actives trois armées : l'une, de quarante mille hommes, partit, sous la conduite de Valens, pour entrer en Italie par les Alpes Cottiennes (l'armée qui passa par Lucus Augusti, Luc, sur la Drome, a dû franchir le mont Cenis ou le mont Genèvre (Tacite, Hist., I, 66.)); l'autre, de trente mille, sous Caecina, se proposa de franchir les Alpes Pennines; Vitellius devait les suivre avec la troisième. Les Germains, les Belges, s'empressèrent à fournir des auxiliaires. Cologne, Langres, Trèves, offrirent des hommes, des chevaux, des armes, de l'argent. L'entraînement était général, comme si la Gaule-Belgique allait retrouver sa liberté. Chez les soldats même ardeur; pour remplir la caisse militaire, ils apportaient leur solde, leurs armes de prix; ils voulaient partir malgré l'hiver et franchir les montagnes au milieu des glaces. L'Italie semblait si riche ! Elle était le butin promis, et, en passant, on pillerait la Gaule.

Les armées étaient déjà en marche, quand on apprit l'avènement d'Othon. Révoltées contre Galba, elles continuèrent leur révolte contre son successeur. Qu'importait le motif de la guerre ? Ce que l'on voulait, c'était la guerre même. Les deux princes échangèrent d'abord des paroles de paix, puis des menaces, et finirent par s'envoyer des assassins. Othon, maître de l'Italie et de l'Afrique, reconnu par les légions d'Orient et de l'Illyricum, gouvernait à Rome comme en pleine paix et sans violence, tout en préparant la guerre avec activité. Il confirmait dans leurs charges ceux à qui Néron et Galba les avaient promises, rendait leurs honneurs aux bannis, laissait ses fonctions à L. Vitellius, frère de son rival, et se contentait de reléguer à Aquinum Cornelius Dolabella, que beaucoup regardaient comme un candidat à l'empire (Galba avait dissous la garde germaine comme lui étant dévouée). Pour s'attacher les provinces, il partageait le consulat entre Verginius et un noble viennois, Vopiscus; il donnait le droit de cité aux Lingons; de nouveaux colons à Hispalis et à Emerita, des privilèges à l'Afrique et à la Cappadoce; enfin il étendait sur la Maurétanie la juridiction de la Bétique, ce qui était une punition pour l'une, un honneur pour l'autre. Il pouvait même se vanter d'une victoire sur les ennemis de l'Etat. Neuf mille cavaliers roxolans, qui s'étaient jetés sur la Moesie, avaient été taillés en pièces jusqu'au dernier homme, et il venait d'apaiser une sédition des prétoriens, qui du reste n'était pas dirigée contre lui. Le croyant menacé par les sénateurs, ils avaient couru avec leurs armes à son palais, en criant qu'il n'y aurait pas de sûreté pour lui tant que le sénat existerait. Cette émeute lui avait fourni l'occasion de faire le plus magnifique éloge de cette assemblée qui s'était maintenue depuis les rois jusqu'aux empereurs, comme un corps indestructible, immortel, qu'ils devaient transmettre à leurs descendants tel qu'ils l'avaient reçu de leurs pères.

C'était bien à Othon de rappeler la loi à ces furieux et de leur vanter le sénat; malheureusement il avait acheté, par un don de 5000 sesterces à chaque soldat, la permission de parler avec cette modération. Il faut toutefois lui en savoir gré, en voyant comment son adversaire usait déjà du pouvoir. "La nouvelle fortune de Vitellius", dit Tacite, "ne lui servait qu'à consumer d'avance les revenus de l'empire en lâches dissolutions et en festins ruineux. Dès midi, il était ivre et appesanti de nourriture". Avec cela, un orgueil qui lui faisait dédaigner le nom de César, et accepter à peine celui d'Auguste; il préférait se faire appeler Germanicus. C'étaient les Barbares en effet, Germains ou Gaulois, qu'il menait au sac de Rome; Caecina, son général, en portait le costume et recevait les députations des sénats d'Italie avec la saie bariolée d'un Chérusque et les larges braies d'un Batave. Ses troupes commirent sur leur route d'horribles dégâts : à Divodurum (Metz), elles tuèrent quatre mille hommes, ce qui répandit dans les Gaules un tel effroi, qu'à l'approche de l'armée il n'y eut pas de ville dont la population ne sortit tout entière à la rencontre des soldats, avec ses magistrats, pour demander grâce. Les femmes et les enfants se prosternaient sur les chemins, et rien de ce qui peut désarmer un ennemi furieux n'était épargné par ces peuples pour obtenir, en pleine paix, de n'être pas traités comme s'ils eussent été en guerre. A Langres, ville amie, il y eut une mêlée sanglante entre les légionnaires et huit cohortes d'auxiliaires bataves. Sur le territoire Eduen on chercha vainement un prétexte de guerre. Outre l'argent et les armes qu'on exigea, ce peuple fournit gratuitement les vivres. Autun avait prévenu toutes les demandes par crainte. Lyon fit la même chose par zèle, mais sollicita, comme prix de son dévouement éprouvé, la destruction de la cité rivale des Viennois, qui, après s'être rachetée par une gratification de 500 sesterces à chaque soldat, dut encore livrer des vivres, toutes ses armes et, une grosse somme secrètement donnée à Valens.

L'Aquitaine, la Narbonnaise, l'Espagne, s'étaient naturellement prononcées contre le meurtrier de l'empereur qu'elles avaient élu; cette première armée gagna alors paisiblement les Alpes. L'autre s'avançait par le pays des Helvètes, qui, ignorant la mort de Galba, refusaient de reconnaître Vitellius. Ils avaient nommé un général et réuni des troupes. Mais leurs recrues ne pouvaient tenir contre des vieux légionnaires; Caecina les fit prendre en arrière par les milices de la Rhétie, tandis que lui-même attaquait de front. Battus partout, traqués dans leurs bois et leurs montagnes par les Rhètes, les Thraces et les Germains, ils se rendirent à discrétion pour sauver leur capitale, Aventicum.

Cette soumission ouvrit à Caecina les avenues des Alpes. Mais les montagnes, déjà gardées par l'hiver, le seraient peut-être encore par les Othoniens; la désertion d'un corps de cavalerie cantonné sur le Pô et chargé d'observer les passages livra l'entrée de l'Italie. Caecina, certain désormais qu'aucun ennemi ne l'arrêterait, même à la descente, précipita sa marche. Othon, tout en disant que Néron s'était perdu par ses lenteurs, se laissait donc prévenir; il recevait la guerre, au lieu de la porter au milieu de ses adversaires. C'est qu'il avait eu à faire les plus grands efforts pour réveiller dans Rome quelque énergie guerrière. Depuis la fin du triumvirat, l'Italie n'avait pas vu de combats. Le sénat, la noblesse, les chevaliers, s'effrayaient à l'idée d'abandonner leurs fastueuses villas et leur mollesse pour reprendre la vie des camps. Assis depuis un demi-siècle au festin de Damoclès, ils s'étaient habitués à voir l'épée suspendue sur leur tête, et ils la regardaient sans crainte, à condition que le festin fût bien servi et que rien ne vint du dehors troubler leur lâche existence. Mais voici qu'il fallait courir aux armes, s'exposer aux fatigues, aux blessures, comme des hommes libres, et mourir pour Rome comme au temps de la république : c'était trop ! On fit parler les présages; Othon ne voulut rien entendre : il partit après avoir recommandé la république au sénat et longuement parlé au Forum de la majesté du peuple romain, au nom duquel il allait combattre (24 mars 69). Il emmena les prétoriens, les cohortes urbaines, les détachements des légions qui se trouvaient en ce moment dans la ville, les enrôlés volontaires et deux mille gladiateurs qu'il arma en soldats. Il marchait sans faste, toujours à pied, à la tête des enseignes, couvert d'une cuirasse de fer, mais plutôt conduit par ses soldats qu'il ne les guidait lui-même. L'indiscipline régnait en effet dans cette armée, toute dévouée cependant au chef qu'elle s'était donné et qui se montrait digne de cette affection. Mais, après de tels ébranlements et tant de catastrophes, le soupçon était partout, le soldat doutait de ses officiers et appelait trahison ce qui était prudence. "L'obéissance et la discipline", dit Tacite, "étaient les seules vertus qui manquassent à ce parti où ne manquait pas la bravoure".

16 avril 69

La mort d'Othon

Pendant qu'Othon dirigeait vers le Pô la masse des forces qu'il avait pu réunir à Rome, et que sept légions, celles de Dalmatie, de Pannonie et de Moesie, s'apprêtaient à le rejoindre, sa flotte se porta sur les côtes de la Narbonnaise dans l'espoir d'y arrêter Valens. Elle lui livra un combat heureux, que rendit inutile l'absence d'un commandant habile et respecté (les Othoniens avaient mis aux fers leur propre général); et Valens, affaibli seulement de quelques cohortes, qui tinrent la flotte en échec, franchit les Alpes. Caecina avait besoin de ce secours. Une attaque trop précipitée sur Plaisance avait échoué, et Suetonius Paulinus, le plus grand général de ce temps depuis la mort de Corbulon, traversant le Pô à la suite des Vitelliens, était venu les battre dans le champ des Castors, à douze milles de Crémone. Mais les soldats accusèrent Suetonius de n'avoir pas voulu achever sa victoire et demandèrent à grands cris un nouveau combat. Le vieux général eut beau montrer que, depuis la réunion de Valens et de Caecina, les Vitelliens n'ayant plus de secours à attendre, il y avait tout profit à traîner la guerre en longueur; qu'on les affamerait ainsi et qu'on donnerait le temps d'arriver en ligne aux troupes de Moesie, surtout à la redoutable quatorzième légion, qui seule avait tenu tête aux Bretons révoltés et battu jadis quatre-vingt mille insulaires; Othon, pressé d'en finir, donna l'ordre d'engager l'action. A cette première faute il ajouta celle d'ôter le commandement à Suetonius et de céder lui-même aux frivoles représentations de ses amis, qui le tinrent éloigné du champ de bataille. Les Othoniens, surpris au milieu d'une marche, sur une étroite chaussée, furent rompus (14 avril) (Dion (LXIV, 10) porte à quarante mille le nombre des hommes tués des deux côtés), et ceux qui échappèrent au carnage regagnèrent en désordre leur camp de Bédriac, dont le lendemain ils ouvrirent les portes aux Vitelliens. Othon était à Brixellum (Bressello, sur la rive droite du Pô, à onze lieues de Crémone. La position de Bedriacum est incertaine, peut-être près d'Ustiano, à l'Ouest de Canneto, sur la rive gauche de l'Oglio); un soldat y accourt et lui apprend la défaite. Ceux qui entourent le prince refusent d'y croire : "Ce messager", disent-ils, "n'est qu'un lâche qui a fui du champ de bataille". Le soldat ne répond rien, mais tourne son épée contre sa poitrine et vient rouler tout sanglant aux pieds d'Othon. Cette mort le frappa. "Non", s'écria-t-il, "je n'exposerai pas davantage la vie de pareils défenseurs !" En vain ses amis lui montrent quelles forces lui restent : une moitié de l'armée qui n'a pas combattu, les vaincus de Bédriac qui veulent se venger, les légions de Moesie qui sont déjà dans Aquilée; en vain les soldats jurent de relever sa fortune, les plus éloignés en lui tendant les mains, les plus proches en embrassant ses genoux. Il rejette tous ces projets de guerre civile. "C'est assez", dit-il, "d'une bataille", et il fait avec calme, sans ostentation, ses derniers préparatifs. Il parle à chacun avec bonté, suivant leur âge et leur rang, ordonne aux plus jeunes, conjure les plus vieux de partir pour se soustraire au ressentiment du vainqueur, et, le front paisible, la voix ferme, il leur reproche une douleur et des larmes inutiles. Il prit soin que ceux qui partaient eussent des bateaux ou des voitures, brida toutes ses lettres et distribua aux gens de sa maison ce qu'il avait d'argent. Il se disposait ainsi pour le dernier sacrifice, lorsqu'il entendit du tumulte et s'aperçut qu'on arrêtait comme déserteurs ceux qui, sur ses ordres, s'éloignaient du camp. "Ajoutons encore cette nuit à ma vie", dit-il. Il détendit qu'on fit violence à personne et ouvrit sa tente à tous ceux qui voulurent lui parler. Resté seul enfin, il demanda de l'eau glacée et deux poignards dont il essaya la pointe; puis, s'étant encore une fois assuré du départ de ses amis, il se coucha tranquillement et dormit. Au point du jour il s'éveilla et se perça d'un seul coup au-dessous du sein gauche. On accourut à ses premiers gémissements, mais il expira bientôt : il n'avait pas trente-huit ans. Ses funérailles eurent lieu sur-le-champ, comme il l'avait ordonné. Les prétoriens portèrent son corps, en couvrant de baisers et de larmes ses mains et sa blessure; quelques-uns se tuèrent sur le bûcher. A Bédriac, à Plaisance et dans les autres camps, il y eut plusieurs morts pareilles (Tacite, Hist., II, 46-51, et Suétone, Othon, 10 et 11. Le père de Suétone, Suetonius Leuis (?), était alors auprès d'Othon en qualité de tribun de la treizième légion. Plutarque vit le tombeau du prince : il était simple et, pour toute inscription, portait son nom). Cette affection des soldats pour leur chef et cette fin généreuse d'un prince qui ne veut pas prolonger la guerre civile, relèvent un peu ces temps déplorables. On dirait un reflet de l'ancienne vertu qui se glisse et brille entre les orgies et les lâchetés de Vitellius et de Néron, pour empêcher de désespérer encore du dévouement et du courage, comme Thrasea et Helvidius avaient empoché de désespérer de la vertu (16 avril 69).

Livret :

  1. Les Flaviens dans la boutique de Roma Latina

Références supplémentaires :

  1. Suétone, vie des douze Césars, Othon
  2. Plutarque, Vies parallèles, XVII
  3. Aurelius Victor, Epitome de Caesaribus, Othon
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