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  Ministère public de Jésus  (Suite)

Marthe et Marie

Jésus continuait à prêcher par la Galilée, et préparait déjà ses apôtres à voir sa passion et sa mort, en leur parlant souvent des souffrances qui l'attendaient; mais ils ne comprenaient pas encore le sens de ses paroles. Avant de se rendre à Jérusalem, pour la fête de la Pentecôte, il envoya ses disciples dans toutes les villes par où il devait passer; il leur répéta les mêmes commandements qu'il leur avait déjà donnés, et leur accorda le même pouvoir de guérir les malades et de chasser les démons; puis il alla loger chez deux soeurs, Marthe et Marie, qui demeuraient à Béthanie non loin de la ville sainte. Marthe s'empressait à préparer le repas pour Jésus et pour sa suite, pendant que Marie était assise à ses pieds et écoutait avidement sa parole. Marthe s'en plaignit familièrement à Jésus, mais il lui répondit : Marthe, vous vous occupez de bien des choses, une seule est nécessaire; Marie a choisi la meilleure part; elle ne lui sera point ôtée.

Parabole de la brebis égarée

A quelques jours de là, sur le mont des Oliviers, vis-à vis de Jérusalem, Jésus répéta à ses disciples l'oraison dominicale qu'il avait déjà donnée dans le sermon sur la montagne, et leur parla encore des qualités et de la puissance de la prière; puis il alla assister à la fête de la Pentecôte, et retourna à Capharnaüm. Dans cette ville, il ne dédaignait pas de parler, de converser, de manger même avec des publicains et des pécheurs. Les pharisiens en murmuraient, mais il leur proposa la parabole d'un homme qui, ayant cent brebis, en perd une et abandonne les quatre-vingt-dix neuf autres pour chercher celle qui est égarée; lorsqu'il la retrouve, ajouta-il, il la met sur ses épaules, et s'en revient joyeux; il appelle ses amis, ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis qui était perdue.

L'Enfant prodigue

L'Enfant prodigue
L'Enfant prodigue

Jésus dit encore : Un homme avait deux fils dont le plus jeune dit à son père : Mon père, donnez-moi ce qui doit me revenir de votre bien. Et peu de jours après il s'en alla fort loin dans un pays étranger, où son patrimoine fut bientôt dissipé au milieu des débauches. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint en ce pays; il tomba dans la misère, et se trouva forcé de s'attacher au service d'un homme qui l'envoya dans sa maison des champs pour y garder les pourceaux. Là, il eût été bien aise d'apaiser sa faim avec les cosses qu'on jetait à ces animaux, mais personne ne lui en donnait. Alors il rentra en lui-même et dit : Combien y a-t-il chez mon père de serviteurs qui ont plus de pain qu'il ne leur est nécessaire ? et moi je meurs ici de faim; il faut que je parte, j'irai trouver mon père et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre vous, je me suis plus digne d'être appelé votre fils, traitez-moi comme l'un de vos serviteurs.
Il partit donc; il était encore bien loin quand il fut aperçu et reconnu par son père, qui, se sentant touché de compassion, courut à sa rencontre, se jeta dans ses bras et le couvrit de baisers. Mon père, lui dit son fils, j'ai péché contre le ciel et contre vous, je ne suis plus digne d'être appelé votre enfant. Mais le père donna ces ordres aux serviteurs : Apportez promptement la plus belle robe, et revêtez-en mon fils, mettez-lui un anneau au doigt et des sandales aux pieds; amenez aussi le veau gras et tuez-le; mangeons et faisons bonne chère, parce que mon fils que voici était mort et il est ressuscité; il était perdu et il est retrouvé.
Cependant le fils aîné revint des champs, et quand il fut proche de la maison il entendit les concerts et le bruit des danses; il appela un serviteur pour s'informer de ce qui venait d'arriver, et celui-ci répondit : Votre frère est revenu sain et sauf, et l'on a tué le veau gras. Le fils aîné en conçut quelque ressentiment et refusait d'entrer; son père vint, et comme il le priait avec instance : Depuis tant d'années que je vous sers, lui dit-il, je ne vous ai jamais désobéi, et jamais cependant vous ne m'avez donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis; mais aussitôt que votre autre fils est revenu, après avoir mangé son bien en des sociétés mauvaises, vous avez tué pour lui le veau gras. - Mon fils, répondit le père, vous êtes toujours avec moi et tout ce que j'ai est à vous, mais il fallait faire festin et nous réjouir, parce que votre frère que voici était mort et il est ressuscité; il était perdu et il est retrouvé.

Les Petits enfants bénis

Un jour on lui présenta des petits enfants afin qu'il leur imposât les mains; comme ses disciples les repoussaient : Laissez venir à moi ces enfants, leur dit-il, car le royaume du ciel est pour ceux qui leur ressemblent. Gardez-vous bien, ajoutait-il, de mépriser aucun de ces petits; car je vous déclare que dans le ciel leurs anges voient sans cesse la face de mon Père.

Mépris des richesses

Un homme dit un jour à Jésus : Maître, ordonnez à mon frère de partager avec moi l'héritage qui nous est échu. Mais Jésus lui dit : Qui m'a établi juge pour faire vos partages? et il ajouta : Gardez-vous bien de toute avarice. Il y avait un homme riche dont les terres avaient extrêmement rapporté, et il disait en lui-même : Où pourrai-je serrer tout ce que j'ai à recueillir ? Je vais bâtir de plus grands greniers et j'y amasserai toute ma récolte; et je me dirai : Tu as maintenant beaucoup de biens, repose-toi, mange, bois et fais bonne chère. Mais Dieu dit ce jour même à cet homme : Insensé ! Ton âme te sera reprise cette nuit, et pour qui sera tout ce que tu auras amassé ? Allez, nul serviteur ne peut avoir deux maîtres à la fois. Vous ne pouvez servir tout ensemble Dieu et l'argent.

Le Mauvais riche

Saint Jean-Baptiste

Il disait encore : Il y avait un homme riche qui était vêtu de pourpre et de lin, et qui se donnait tous les jours des festins magnifiques.
Il y avait aussi un pauvre appelé Lazare, étendu à la porte de cette maison, tout couvert d'ulcères, et qui eût bien voulu se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche, mais personne ne lui en donnait, et les chiens venaient lécher ses plaies.
Or ce pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi et eut l'enfer pour sépulcre. Et lorsqu'il était dans les tourments, il leva les yeux en haut et vit de loin Abraham et Lazare dans son sein.
Alors il s'écria : Père Abraham, ayez pitié de moi et envoyez-moi Lazare afin qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre d'extrêmes tourments dans ces flammes.
Mais Abraham lui répondit : Vous avez eu vos biens dans votre vie; Lazare n'y a eu que des maux, c'est pourquoi il est maintenant dans la consolation et vous dans les tourments.

Le salut des riches est difficile

Un jeune homme vint et lui dit : J'ai gardé tous les commandements, que me manque-t-il pour acquérir la vie éternelle? Jésus lui dit : Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez et donnez le aux pauvres, puis venez et suivez-moi. Mais le jeune homme s'en alla tout triste, parce qu'il avait de grands biens; et Jésus dit à ses disciples : En vérité, je vous le dis, un câble passera plus aisément par le trou d'une aiguille qu'un riche n'entrera dans le royaume des cieux.

Parabole des travailleurs

Et comme ses disciples s'étonnaient et s'effrayaient, il leur dit : Au temps de la régénération, le Fils de l'homme sera assis sur le trône de sa gloire, et vous, vous siégerez aussi, assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël; car quiconque quittera pour me suivre son père ou sa femme, aura pour héritage la vie éternelle. Mais beaucoup de ceux qui ont été les premiers seront les derniers.
Car le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui sortit dès le grand matin, afin de louer des ouvriers pour travailler à sa vigne. Etant convenu avec eux qu'ils auraient un denier pour leur journée, il les envoya à son champ.
Sur la troisième heure du jour, il sortit encore; et en ayant vu d'autres qui se tenaient sur la place sans rien faire, il leur dit : Allez-vous-en aussi, vous autres, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable; et ils y allèrent.
Il sortit de nouveau sur la sixième et sur la neuvième heure du jour, et fit la même chose; et étant revenu vers la onzième heure, il en trouva d'autres encore, auxquels il dit : Pourquoi demeurez-vous là tout le long du jour sans travailler? - C'est, répondirent-ils, que personne ne nous a loués, et il leur dit : Allez-vous-en donc aussi à ma vigne.
Le soir étant venu, le maître dit à celui qui avait le soin de ses affaires : Appelez les ouvriers, et payez-les, en commençant par les derniers.
Ceux donc qui n'étaient venus à la vigne que vers la onzième heure s'étant approchés, reçurent chacun un denier. Ceux qui avaient été loués les premiers, venant à leur tour, crurent qu'on leur donnerait davantage, mais ils ne reçurent non plus qu'un denier chacun, et en le recevant, ils murmuraient contre le père de famille, et disaient : Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et vous les rendez égaux à nous, qui avons porté le poids du jour et de la chaleur. Mais pour réponse il dit à l'un d'eux : Mon ami, je ne vous fais point de tort; n'êtes-vous pas convenu avec moi d'un denier pour votre journée ? Prenez ce qui vous appartient, et vous en allez : pour moi, je veux donner à ce dernier autant qu'à vous. Ne m'est-il donc pas permis de faire ce que je veux? Ainsi, les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers; parce qu'il y en a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.

Jésus enseigne dans le Temple

La fête des Tabernacles, qui durait huit jours, allait être célébrée dans Jérusalem; ceux des parents de Jésus qui ne croyaient pas en lui le sollicitèrent alors de se rendre au temple, afin de se manifester à tout le peuple, mais il leur répondit que son temps n'était pas encore venu : cependant, au cinquième jour de la fête, il parut dans le temple et enseigna publiquement; les Juifs s'avancèrent et dirent :
Comment cet homme sait-il les Ecritures, lui qui ne les a jamais étudiées ? - Ma doctrine n'est pas de moi, répondit il, mais du Père céleste qui m'a envoyé; celui qui parle de soi-même cherche sa propre gloire, mais qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé ne commet pas d'injustice... Pourquoi donc cherchez-vous à me faire mourir ?
Les Juifs, irrités par ces paroles, envoyèrent des soldats pour le saisir; mais on ne le put trouver : son heure n'était pas encore venu.

Le dernier jour de la fête des Tabernacles, Jésus, debout au milieu du temple, disait : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, il sortira de son sein des sources d'eau vive. Il y eut alors une grande rumeur parmi le peuple; les uns disaient qu'il était le Messie, mais plusieurs répondaient : Le Christ viendra de la race de David et de Bethléhem. Celui-ci est venu de la Galilée. Ils le croyaient né à Nazareth où il avait été élevé, et où habitaient Joseph et Marie avant sa naissance.

La Femme adultère

Jésus passa la nuit sur la montagne des Oliviers : le lendemain il revint au temple; pendant qu'il instruisait le peuple, des pharisiens amenèrent devant lui une femme surprise en adultère et dirent : Moïse ordonne que la femme convaincue de crime soit lapidée; que prononces-tu? Jésus ne répondit pas, il comprenait que les pharisiens voulaient l'embarrasser et tirer de sa réponse un sujet d'accusation contre lui; cependant, pressé par leurs questions, il dit : Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. Ceux-ci l'ayant entendu parler de la sorte se retirèrent les uns après les autres. Alors Jésus dit à cette femme : Où sont ceux qui vous accusent ? Quelqu'un vous a-t-il condamnée? Et moi non plus je ne vous condamnerai pas; allez, et ne péchez plus.

Guérison de l'aveugle-né

Le lendemain, Jésus aperçut dans une rue de la ville un homme qui était aveugle depuis sa naissance. Ses disciples, pensant, comme beaucoup de Juifs, que cette infirmité supposait un châtiment, lui demandèrent si cet homme était né aveugle pour la punition de ses péchés ou de ceux de ses parents : Cet homme ni ses parents n'ont péché, répondit Jésus, mais il est né ainsi pour que les oeuvres de Dieu se manifestent en lui. Puis, prenant un peu de poussière du chemin, qu'il mouilla de sa salive, il en frotta les yeux de l'aveugle et lui dit : Va et lave-toi dans la piscine de Siloé. Il y alla, et quand il revint, il voyait.

Le Bon pasteur donne sa vie pour ses brebis

Les pharisiens, irrités de ce nouveau miracle accompli un jour de sabbat, c'est-à-dire au jour de repos fixé par la loi, chassèrent de la synagogue l'homme qui venait d'être ainsi guéri en disant : C'est un imposteur. Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé, et, l'ayant rencontré, il lui dit : Croyez-vous au Fils de Dieu? Celui-ci répondit : Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? Jésus lui dit : Vous l'avez vu, c'est celui-là même qui vous parle. Aussitôt il se prosterna et adora.

Et aux pharisiens qui accompagnaient cet homme, Jésus dit encore : Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, celui à qui les brebis n'appartiennent pas, voyant venir le loup, abandonne les brebis et s'enfuit; de sorte que le loup les ravit et disperse le troupeau. Le mercenaire s'enfuit parce qu'il est mercenaire et qu'il ne se met point en peine des brebis. Mais moi je suis le bon pasteur. Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; il faut aussi que je les amène, elles écouteront ma voix et il n'y aura qu'un troupeau et qu'un pasteur.

Tout royaume divisé sera détruit

Un jour qu'il avait guéri un possédé aveugle et muet, le peuple disait dans son étonnement : N'est-ce pas là le fils de David ? Mais les pharisiens disaient : S'il chasse les démons, c'est par Belzébub, prince des démons. A quoi Jésus répondit : Tout royaume divisé contre lui-même sera détruit, et toute maison divisée contre elle-même tombera en ruine. Si donc Satan est divisé contre lui-même, comment son règne subsistera-t-il ?

Les Juifs veulent lapider Jésus

A quelque temps de là Jésus retourna à Jérusalem pour assister à la fête de la dédicace du temple relevé et purifié par Judas Maccabée. Quelques jours après son arrivée, les Juifs l'entourèrent sous le portique de Salomon, et lui dirent : Jusques à quand nous tiendrez-vous en suspens ? Si vous êtes le Christ, dites-le-nous. - Je vous l'ai déjà dit, et vous ne le croyez point. Cependant mes oeuvres le prouvent assez. Mon Père et moi nous ne sommes qu'un.

Ils prirent alors des pierres pour le lapider. Je vous ai comblés de bienfaits, leur dit-il, est-ce pour cela que vous voulez me tuer ? - Ce n'est point à cause de vos bienfaits, mais pour vos blasphèmes, puisque vous voulez passer pour Dieu. Jésus répliqua : N'est-il pas écrit dans votre loi : J'ai dit que vous êtes des dieux ? Si donc ceux à qui l'Eternel a parlé sont appelés dieux, pourquoi m'accusez-vous de blasphème, quand je me prétends fils de Dieu, moi qu'il a envoyé et sanctifié ? Cependant il les évita, et se rendit au-delà du Jourdain.

Résurrection de Lazare

L'Enfant prodigue
Résurrection de Lazare

Pendant qu'il était de l'autre côté du fleuve, Lazare, frère de Marthe et de Marie, tomba malade. Jésus en fut informé, et répondit que cette maladie ne tendait pas à la mort, mais à la manifestation des oeuvres de Dieu. Aussi demeura-t-il encore deux jours dans le même endroit. Cependant Lazare mourut. Jésus dit alors à ses disciples que Lazare n'était plus, et il se rendit à Béthanie.

Aussitôt que Marthe eut appris son arrivée, elle vint au-devant de lui : Seigneur, s'écria-t-elle, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort, et voilà quatre jours qu'il est dans le tombeau. Mais je sais que maintenant même, Dieu vous accordera tout ce que vous lui demanderez. Jésus lui dit : Votre frère ressuscitera. Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra, et quiconque est vivant et croit en moi ne mourra point. - Oui, Seigneur, répondit-elle, je crois que vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant qui est venu dans ce monde. Lorsqu'elle eut ainsi parlé, elle alla appeler Marie sa soeur, en lui disant : Le Maître est venu et vous demande. Marie courut aussitôt au-devant du Sauveur, et, se jetant à ses pieds : Seigneur, lui répéta-t-elle encore, si vous eussiez été ici, mon frère me serait pas mort.

A la vue de ses larmes et de celles de tous ceux qui l'avaient suivie, Jésus, vivement ému, frémit en son esprit et se troubla. Où l'avez-vous mis ? dit-il enfin. Seigneur, venez et voyez. Alors Jésus pleura; et les Juifs dirent entre eux : Oh ! comme il l'aimait ! Il alla donc au tombeau, dont on enleva la pierre, et, levant les yeux au ciel, il fit cette prière : Père, je te rends grâce de ce que tu m'as exaucé jusqu'ici, je savais que tu m'exaucerais toujours, mais je le dis à cause de ce peuple qui m'environne, pour qu'il soit convaincu que tu m'as envoyé. Après ces mots, il cria d'une voix forte : Lazare, sors et viens; et Lazare sortit du tombeau.

Ce miracle fit grand bruit dans Jérusalem, et beaucoup commençaient à croire que Jésus pourrait bien être le Messie, quoique le peuple s'obstinât toujours à regarder ce Sauveur promis par l'Ecriture comme devant être un roi victorieux. Aussi les prêtres craignant que les Romains ne vissent une menace de révolte contre leur domination dans l'empressement du peuple autour de Jésus, se décidèrent à le faire mourir. Il faut, disait le grand prêtre Caïphe, qu'un seul meure pour le salut de tous. Mais le Sauveur se retira à Ephraïm vers le Jourdain, en une contrée solitaire.

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