Les pays sujets  
201-129 av. J.C.

La quatrième guerre macédonienne La troisième guerre punique

201-160 av. J.C.

Carthage

En Afrique, l'ordre des choses établi par les romains en Lybie avait pour loi l'équilibre entre Carthage et le royaume numide de Massinissa. Carthage, par le seul effet de la paix est redevenue quant à la richesse et à la population ce qu'elle avait été au temps de sa grandeur et de sa puissance. Rome voie d'un oeil d'envie les succès nouveaux et les ressources inépuisables de son ancienne rivale et intervient ouvertement en faveur du numide aux litiges quotidiens avec les puniques.

Après la bataille de Zama, les Romains avaient placé auprès de Carthage un ennemi implacable, le roi de Numidie, Massinissa. "Les Carthaginois", disait le Numide, "ne sont en Afrique que des étrangers; ils ont ravi à nos pères, le territoire qu'ils possèdent." Et à chaque occasion favorable il leur enlevait une province. Carthage n'osa pas se défendre, car les Romains lui avaient interdit de faire aucune guerre sans leur permission. "Au moins", disaient ses députés au sénat, "décidez ce que vous voulez qu'on nous enlève." C'était à la veille de la guerre contre Persée (172 av. J.C.) que ces plaintes arrivaient à Rome.

Rome enjoint Carthage en 160 av. J.C. à évacuer les villes qu'elle occupait sur la petite Syrte au profit de Massinissa et de lui payer 500 talents de dommages intérêts. Enhardi par une telle décision, Massinissa de s'emparer aussitôt une autre portion de pays sur la frontière occidentale du territoire de Carthage : il lui enlève la ville de Tusca et les grandes plaines qui longent le Bagradas.

160-149 av. J.C.

La troisième guerre punique

Le forum
Le forum

La querelle entre les puniques et Messinissa demeura donc ouverte. Rome envoie une commission en Afrique pour instruire le litige. Marcus Caton est le chef de la commission, Caton l'homme le plus influent du sénat, Caton, le vétéran des guerres contre Hannibal, tout rempli encore de la haine et de la crainte du nom carthaginois. Les Carthaginois refusent de se soumettre à un tribunal où leur ennemi avait d'avance gagné sa cause, et Massinissa garde ce qu'il avait usurpé. Etonné et mécontent à la fois, Caton constate de ses propres yeux le réveil florissant de l'ennemi héréditaire de Rome. Dans sa conviction honnête il se dit que le salut de Rome n'est pas assuré tant que Carthage reste debout. Revenu à Rome, il s'empresse d'en dire son avis en plein sénat. Il avait trouvé, avec surprise et colère, Carthage riche, peuplée, prospère. Quand le haineux vieillard revient à Rome, il laissa tomber dans la curie des figues qu'il tenait dans un pli de sa toge; et comme les sénateurs en admiraient la beauté: "La terre qui les porte", dit-il, "n'est qu'à trois journées de Rome"; depuis ce jour il ne cessa de répéter à la fin de ses discours: "Et, de plus, je pense qu'il faut détruire Carthage, delenda est Carthago." La majorité décide qu'à la première occasion favorable, la guerre serait déclarée à Carthage et que Carthage serait rasée.

Le prétexte cherché se trouve vite. Carthage est encore déchirée par trois factions: les amis de Rome, ceux de Massinissa et les patriotes. Les agressions de Massinissa, l'appui inique que lui prête Rome, ramènent à la tête des affaires de Carthage Hasdrubal et Carthalo (154 av. J.C.), les chefs de la faction patriote. Ils font bannir de Carthage les partisans du roi numide. En même temps, et pour repousser les attaques auxquelles on s'attendait de la part du chef ennemi, une forte armée est levée chez les numides indépendants commandée par le petit fils de Scyphax, Arkobarzane.

Une nouvelle ambassade de dix envoyés romains arrive en 152 av. J.C. à Carthage et constate le réarmement de la cité punique qu'elle destine à la guerre contre Massinissa. Cependant le sénat malgré l'avis de Caton ne veut pas encore venir à la rupture ouverte. Sur ces entrefaites la guerre éclate entre Carthage et le roi numide. Scipion Emilien était alors en Afrique, il suivit les deux armées et du haut d'une colline, spectateur désintéressé, vit cent mille hommes s'égorger. Cette sanglante mêlée valait mieux qu'un combat de gladiateurs dans l'arène; le Romain se vanta d'avoir goûté un plaisir digne des dieux. Massinissa, âgé de quatre-vingt-huit ans, monté à cru sur un cheval rapide, s'était encore battu comme le plus brave soldat. L'armée carthaginoise fut exterminée. Les puniques perdent et capitulent : Carthage accorde à Massinissa tout ce qu'il exige : reddition des armes, paiement d'un tribu annuel de 100 talents... Cette capitulation n'est même pas respectée : les numides la violent et massacrent les bandes désarmées des carthaginois qui retournent chez eux.

149 av. J.C.

Rome déclare la guerre

Carthage en entrant en campagne contrevenait au traité avec la république qui leur défendait de prendre les armes contre un allié de Rome et de les porter au-delà de leur frontière. Et puis, ils n'ont plus devant eux qu'un adversaire déjà battu. A Carthage, on essaie par tous les moyens de repousser la tempête. Les meneurs des patriotes, Hasdrubal et Carthalo sont condamnés à mort : une ambassade est envoyée à Rome, ils sont trente avec un mandat illimité. "Donnez satisfaction au peuple romain," disaient les Pères Conscrits; et quand les députés demandaient quelle satisfaction: "Vous devez le savoir." Ils ne purent obtenir d'autre réponse (149 av. J.C.).

Les Romains se hâtent d'entrer en lice pour ne pas laisser au vainqueur une si riche proie. Quand ils arrivent en 149 av. J.C., déjà la guerre est déclarée; Utique, voyant Carthage menacée, se donne aux Romains; c'est pour eux un port et une forteresse à trois lieues de Carthage. Aussitôt, les deux consuls Censorinus et Manilius partent avec une flotte nombreuse et 80000 légionnaires. Des députés arrivent encore: "Les Carthaginois", disent-ils, "se remettent à la discrétion du peuple romain." On leur promet la conservation de leurs lois, de leur liberté et de leur territoire; mais ils enverront à Lilybée en Sicile, 300 otages, choisis parmi les enfants des familles maîtresses du gouvernement. Les otages livrés, les consuls déclarent que c'est en Afrique seulement qu'ils feront connaître leurs dernières intentions; et ils passent la mer avec leur formidable armée, sans que Carthage, assurée de la paix, envoie à leur rencontre une seule galère. Arrivés à Utique, ils demandent aux Carthaginois leurs armes. On leur apporte plus de 200000 armures, 2000 catapultes, et un nombre infini de traits de toute espèce. "Maintenant", disent-ils, "vous abandonnerez votre ville et vous irez vous établir à 10 milles dans les terres." C'est une infâme perfidie. Les consuls y ajoutent la dérision. Censorinus leur vante les avantages de la vie agricole, loin de cette mer trompeuse dont la vue nourrit leurs regrets et de dangereuses espérances. Le sénat révèle donc aux carthaginois leur sort : leur ville est condamnée, elle sera rasée, mais les habitants peuvent se retirer sur un lieu qu'ils choisiront au sein de leur territoire.

149-148 av. J.C.

Les carthaginois résistent

A cet ordre cruel, Carthage se soulève et veut lutter contre les romains. Les patriotes ressaisissent le pouvoir; les partisans de Rome sont massacrés; on ferme les portes; les temples sont transformés en ateliers. Les carthaginois, sous le commandement d'Hasdrubal refont leurs armements et fabriquent des projectiles : nuit et jour, jeunes et vieux, hommes et femmes, tous travaillent, forgent, entassent armes et machines. Les femmes donnent leur chevelure pour faire des cordages; les esclaves sont affranchis et enrôlés; et Hasdrubal, un des chefs du parti populaire, tient la campagne avec 20000 hommes qu'il n'avait pas voulu désarmer. Les consuls assiègent la cité punique. Manius Manillus qui commande l'armée de terre plante son camp en face du mur de la citadelle : au même moment Lucius Censorinus avec la flotte commence les opérations par mer. Les romains tentent l'assaut trouvent les murs garnis de défenseurs, échouent dans trois attaques, et voient leurs machines et une partie de leur flotte incendiées. Derrière eux les campagnes se soulèvent, et Asdrubal (Hasdrubal) réunit, dans son camp de Néphéris, jusqu'à 70000 hommes. Le siège traîne en longueur.

Dans cette armée sert, comme tribun légionnaire, Scipion Emilien, fils de Paul-Emile et petit-fils de Scipion l'Africain. Il a leurs vertus et leurs talents. Un jour une colonne d'attaque se trouvait compromise, et aurait été massacrée s'il ne l'avait dégagée avec des troupes de réserve. Une autre fois, en se portant rapidement sur les derrières de l'ennemi, il sauva le camp de Manilius. L'armée lui doit encore son salut dans une expédition dirigée contre Hasdrubal et qui avait été mal conduite. D'autres services augmentèrent son crédit sur les soldats et sa renommée à Rome. Il gagna un général carthaginois qui passa dans le camp romain avec 2000 cavaliers. A la fin de l'année 149 av. J.C., il dissipe la jalousie et les soupçons de Massinissa, qui commençait à croire qu'après la ruine de Carthage viendrait la sienne. Au moment, d'expirer, le vieux roi chargea Scipion de partager ses Etats entre ses trois fils : Micipsa, Gulussa et Mastanabal.

L'année touchant à sa fin, le commandement allait changer de mains : le consul Lucius Piso (Pison) (148 av. J.C.) dirige l'armée, Lucius Mancinus a la flotte sous ses ordres. Leurs prédécesseurs avaient peu fait; eux ne font rien. Au lieu de suivre le siège ou de songer à détruire Hasdrubal, Pison s'amuse à attaquer des petites places maritimes puniques : souvent il est repoussé.

147-146 av. J.C.

La prise de Carthage

Le forum
Scipion Emilien
devant les ruines de Carthage

Jacobus Buys, 1797, Museum d'Amsterdam

Rome veut mettre un terme à cette situation : au lieu de l'édilité qu'il sollicite, Scipion Emilien est promu au consulat avant le temps et reçoit le commandement suprême de l'armée d'Afrique. Il débarque à Utique en 147 av. J.C. et trouve les choses gravement compromises. D'abord, le général purge le camp de toute la cohue inutile des cabaretiers et vivandiers et restaure d'une main ferme la discipline. Scipion après avoir refoulé les carthaginois dans le corps de place veut maintenant le couper de toutes ses communications avec l'extérieur.

Il installe son quartier général sur l'isthme qui relie la presqu'île de Carthage avec la terre ferme, construit son camp fortifié sur toute la largeur du terrain et enferme complètement la ville de ce côté. Il élève dans le golfe à partir de la langue de terre qui le sépare de la mer une digue de 96 pieds de large pour bloquer hermétiquement l'entrée du port. Le blocus est complet et par terre et par mer. Laissant la famine faire d'affreux ravages dans la ville, il va durant l'hiver forcer le camp de Néphéris. La destruction de cette armée, seul espoir qui reste aux Carthaginois, décide les villes voisines à lui ouvrir leurs portes.

Au printemps 146 av. J.C., Carthage n'est plus en état de résister à l'assaut que les romains préparent contre la ville. Le consul fait attaquer par Gaïus Laelius le port extérieur; il escalade ensuite la muraille mal défendue par les soldats puniques que la faim avait épuisé et pénètre jusqu'au bassin intérieur. Les romains avancent lentement dans les rues étroites de la ville, emportant l'une après l'autre les maisons, tuant tout ce qu'il rencontre. Six jours durant, les romains détruisent et tuent les habitants. Scipion fait brûler toutes les rues conquises par ses légionnaires et aplanir les décombres.

Tous ceux qui restent entassés dans la citadelle demandent merci. Sur la promesse qu'ils auraient la vie sauve, 50000 hommes en sortent et se présentent devant le vainqueur; Presque tous les captifs sont vendus en esclavage, d'autres périssent dans les cachots. Tout le mobilier à l'exception de l'or, de l'argent est laissé en pillage aux soldats, le surplus échoit au domaine de la république. Il y reste 1100 transfuges, réfugiés avec Hasdrubal (Asdrubal) au sommet de la citadelle dans le temple d'Esculape. Jusqu'alors Asdrubal avait dirigé la défense avec habileté et courage. Un moment de faiblesse le déshonorera, il vient demander la vie à Scipion, qui le montre aux transfuges prosterné à ses pieds. Sa femme n'avait pas voulu le suivre. Elle monte au sommet du temple, parée de ses plus beaux vêtements et s'adressant à Scipion: "Souviens-toi", s'écria-t-elle, "de punir cet infâme qui a trahi sa patrie, ses dieux, sa femme et ses enfants. O le plus vil des hommes, va orner le triomphe de ton vainqueur et recevoir à Rome le prix de ta lâcheté." A ces mots elle égorge ses deux enfants et se précipite elle-même au milieu de l'incendie que les transfuges avaient allumé.

146 av. J.C.

La destruction de Carthage

La plus grande partie de la ville reste encore debout. Le sénat ordonne à son général de raser la ville. Scipion abandonna au pillage ces ruines fumantes, et des commissaires envoyés par le sénat firent du territoire carthaginois une province. Ils renversèrent ce qui était encore debout dans la ville; et par les plus terribles imprécations vouèrent à une éternelle solitude la place où Carthage avait été. Du haut d'une colline, Scipion voyait s'accomplir l'oeuvre de destruction. En face de cet empire écroulé, de ce peuple anéanti, de cette immense cité où il n'allait bientôt plus rester pierre sur pierre, il se sentit ému; et au lieu de l'ivresse de la victoire, une mélancolique pensée le saisit. Il songea à l'avenir de Rome et l'historien Polybe l'entendit tristement répéter ce vers d'Homère: "Un jour aussi verra tomber Troie, la cité sainte, et Priam, et son peuple invincible." Pendant seize jours les ruines brûlent.

Le territoire conquis deviendra la province d'Afrique proconsulaire (146 av. J.C.). L'emplacement de la cité est maudit et l'on a longtemps affirmé que du sel y aurait été déversé pour stériliser le sol.

150-148 av. J.C.

La quatrième guerre macédonienne

Les quatre petites confédérations que le sénat avait édifiées en Macédoine n'avaient pu ni garder la paix entre elles ni l'avoir à l'intérieur. Un jour à Phacos tout le conseil de gouvernement de l'une de ces fédérations avait été massacré à l'instigation d'un certain Damasippe. Ni les commissions d'enquêtes envoyées de Rome (164 av. J.C.) ni les arbitres étrangers, Scipion Emilien (151 av. J.C.) et plusieurs autres ne purent rétablir les choses.

Surgit tout à coup en Thrace un jeune homme se disant nommé Philippe, se donnant pour le fils de Persée. Après une première tentative non couronnée de succès, il se tourne vers le frère de sa mère, Démétrius Sôter de Syrie. Démétrius veut mettre fin à cette folle aventure : il se saisit du prétendant et l'envoie à Rome.

Les romains le relègue dans une ville italique, il s'enfuit et revient en Thrace. Fort de l'assistance des thraces, il pénètre en Macédoine. Après quelques victoires, il devient le maître de toute la Macédoine. Le commissaire romain Nasica, envoyé de Rome sans un soldat se voit contraint d'appeler au plus vite les contingents de l'Achaïe et de Pergame; puis bientôt le préteur Juventius arrive (149 av. J.C.) avec une légion.

Quoique inégal en nombre, il attaque les macédoniens mais il est tué : son armée périt en entier, la majeure partie de la Thessalie est occupée par Philippe (Andriscos). Une autre armée romaine, plus forte et commandée par Quintus Coecilius Metellus entre en ligne en 148. Les romains triomphent et anéantissent l'armée de Philippe qui se réfugie en Thrace chez un chef nommé Byses qui le livre aux romains.



148 av. J.C.

La Macédoine, province romaine

Le sénat enjoint à Metellus de faire du royaume d'Alexandre une province romaine qui avait été découpée en quatre fédérations macédoniennes après la bataille de Pydna. Rome réunit à la Macédoine les possessions d'Epire qui en avaient été détachées, les îles Ioniennes, les ports d'Apollonie et d'Epidamme. Province romaine qui désormais obéit à un gouverneur et à un questeur romain.

149-146 av. J.C.

La Grèce

Dans le système confus des petits états qui composent la Grèce, le désordre social est à son comble. Le pays se dépeuplait et était la terre promise d'une cohue d'aventuriers sans foi ni loi. Les cités tombaient au plus profond de l'abîme de la dette, quelques villes, Athènes et Thèbes en tête s'étaient jetées dans le brigandage et pillaient leurs voisines. En 149 av. J.C., le chef de la ligue Achéenne, Dioeos (Diéos) déclare la guerre aux Lacédémoniens. Dès l'an 148 av. J.C., les achéens pénètrent en Laconie, conduits par Damocritos, leur stratège.

Un combat est livré : mille spartiates y perdent la vie : Sparte même succomberait si Damocritos n'était pas un triste capitaine. La ligue le dépose et son successeur Dioeos (Diéos) continue la guerre. Rome veut faire cesser les combats et sanctionne la ligue en lui enlevant toutes les conquêtes et acquisitions datant de la seconde guerre macédonienne : Corinthe, Orchomène, Argos, Sparte... Les Achéens, qui depuis quarante ans tremblent devant Rome, retrouvent quelque courage dans l'excès de l'humiliation. En 146 av. J.C., l'Achaïe avec Thèbes et la Beotie entre en Thessalie pour réduire les thessaliens qui avait abandonné la ligue en conformité de la sentence du sénat.

Metellus marche au secours d'Heraclée avec les légions de Macédoine et écrase l'armée achaeo-thébaine près de Scarphée en Locride. Metellus assisté du consul Mummius anéantissent les dernières troupes achéennes, postées à Leucopétra, à l'entrée de l'isthme de Corinthe. Sur les hauteurs voisines, les Achéens avaient placé leurs femmes et leurs enfants pour les voir vaincre ou mourir. Ils moururent; Diaeos (Diéos) s'enfuit, tue sa femme et se suicide. Corinthe est prise, pillée, livrée aux flammes; la ligue est dissoute; la Grèce enfin, sous le nom d'Achaïe, forme une nouvelle province romaine.

146 av. J.C.

L'Achaïe, province romaine

Le règlement des affaires grecques est confié au consul Mummius, assisté d'une commission de dix sénateurs. Les ligues sont dissoutes, la ligue Achéenne surtout, le commerce est restreint ou interdit : nul ne peut acquérir la propriété foncière dans deux cités à la fois. Toutes les constitutions démocratiques sont supprimées et dans chaque cité la haute main appartient désormais à un conseil choisi parmi les plus riches. Chaque cité paye aussi un impôt fixe à Rome et toutes ensembles, obéissent au proconsul de la Macédoine.

146 av. J.C.

Destruction de Corinthe

Un sort plus dur est réservé à Thèbes, Chalcis et Corinthe. De l'ordre exprès du sénat romain, Corinthe, première place commerciale de Grèce est rasée, les habitant périssent, d'autres sont vendus comme esclaves. En frappant Corinthe, Rome veut frapper la rivale commerciale : le centre d'affaires pour les commerçants italiens est d'abord transféré à Argos, ensuite à Délos, port franc romain qui profitait déjà de la chute de Rhodes.

129 av. J.C.

Le royaume de Pergame, province romaine

Le dernier roi de Pergame, Attale III, avait montré une cruauté insensée. Il se faisait tour à tour sculpteur, fondeur, médecin, et tuait tous ceux qui n'applaudissaient pas à ses folies. Il essayait sur ses parents, ses amis et ses gardes, les plantes vénéneuses qu'il cultivait lui-même. Quand il meurt (133 av. J.C.), le sénat prétend que, par son testament, il avait institué le peuple romain son héritier. Dans ce legs, le sénat comprend le royaume et veut s'en saisir. Mais un membre de la famille royale, Aristonic ou Aristonicos, soulève les habitants, bat et fait prisonnier le consul Licinius Crassus, qui pour ne pas survivre à cette honte, insulta un soldat barbare et se fait tuer. Perpenna, qui le remplace, le venge sans peine. Il s'empare d'Aristonic qui est envoyé à Rome et étranglé dans sa prison. Le royaume de Pergame deviendra une des provinces de la république, sous le nom d'Asie (129 av. J.C.). La province d'Asie proconsulaire couvrera alors l'ancien royaume de Pergame, à l'exception de quelques districts de Phrygie et de Lycaonie, confiés au roi du Pont, Mithridate V, et de Cappadoce, Ariarathe VI.

Livret :

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Liens externes :

  1. Carthage de l'encyclopédie libre Wikipédia
  2. La troisième guerre punique de l'encyclopédie libre Wikipédia
  3. La troisième guerre punique de l'histoire des civilisations européennes, www.hist-europe.fr
  4. Résumé de la guerre dans l'Histoire Romaine de Florus
  5. La quatrième guerre macédonienne de l'encyclopédie libre Wikipédia
  6. L'Archaïe de l'encyclopédie libre Wikipédia
  7. Corinthe de l'encyclopédie libre Wikipédia
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